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mardi 2 mai 2017

Projet "Culture d'avoine" en Mongolie

Permettre aux éleveurs de mieux appréhender les hivers dévastateurs pour leurs bêtes : c'est l'objectif du projet co-financé par Rencontres au bout du monde et par CDC Développement Solidaire en Mongolie. 



                                 Photos de Pierre Maçon, voyageur solidaire avec Rencontres au bout du monde


Cultiver de l'"Ovyos" pour éviter les pertes en cas de "Dzud"

Un "Dzud" ou "Zud" est un mot mongol désignant un hiver particulièrement enneigé pendant lequel le bétail est incapable de trouver sa nourriture à travers la neige. En cas de Dzud, un grand nombre d’animaux meurent de faim et de froid. Pour palier à cette catastrophe, il est possible de cultiver une herbe qui, une fois séchée, permet aux animaux de mieux passer l’hiver : il s’agit de« l’ovyos » (avoine). Donnée en complément des herbes séchées aux bêtes, elle les rend plus vigoureuses pour traverser ces périodes rigoureuses, plus particulièrement les printemps difficiles lorsqu'ils sont tardifs, et d'échapper ainsi à une mort certaine. En Mongolie, les dzuds et les printemps tardifs ont des conséquences désastreuses pour les éleveurs. Au delà de la tragédie potentielle qui toucherait les bêtes si leur troupeau était décimé, la survie des familles serait elle aussi en jeu.



Le périmètre du projet

Ce projet concerne les 11 familles qui reçoivent les voyageurs de Rencontres au bout du monde dans la région de Ulziit (Arkhangai). Il est réalisé sur un terrain de 10 ha, mis à disposition avec l'accord de la municipalité, soit env. 0,5 ha par famille. Le budget total est de 25 138 800 Tugrugs (soit un peu plus de 10 000 €). Une cheffe de projet a été désignée par les familles, Tuya, qui se charge de la coordination. Notre partenaire locale, Ulzii, supervise l'ensemble de l'opération. Le financement de la part de Rencontres au bout du monde et de CDC Développement Solidaire sera affecté à la fourniture et au transport des matériaux pour la construction de la clôture du terrain afin de le protéger efficacement contre l’intrusion des bêtes. Le projet est prêt à démarrer, les travaux ne vont pas tarder à commencer pour une première récolte dès cette année.



Nous souhaitons bonne chance à toute cette communauté pour la réalisation de ce beau projet !

Un projet ambitieux pour la protection des troupeaux et des familles ! A suivre...

lundi 3 avril 2017

Impressions Sri-Lankaises : Épisode 3 : Nature luxuriante

Suite et fin du récit de voyage de reconnaissance de Patrick Wasserman, fondateur de Rencontres au bout du monde, au Sri Lanka, destination à la nature sauvage et étonnante.



Lundi 29 Février 


Avant de prendre la route vers la région montagneuse du centre de l'île, nous faisons une pause au Lugugamwehara National Park, tout proche de Tanamalwila. Des visites de 2 ou 3 heures minimum sont possibles, avec guide. Les parcs nationaux ne sont pas réellement fermés, et selon les saisons, la faune circule librement de l'un à l'autre. La visite du parc permet d'observer crocodiles, ours, éléphants, léopards, cerfs, daims... Nous visitons ensuite le site de Buduruwagala où se trouvent plusieurs bouddhas datant probablement du XIè siècle sculptés dans la paroi rocheuse.

Après Wellawaya, la route s'élève, virage après virage, dans les montagnes où la végétation se transforme tout en restant luxiriante. Après un détour pour la visite des Diyaluma Falls, les plus hautes chutes d'eau du Sri Lanka sur la route de Haputale, nous rebroussons chemin pour prendre la direction du Nord vers Ella (alt. 1000m).
Les premières plantations de thé (tea estates), flanquées de leurs imposantes tea factories façonnent peu à peu un nouveau paysage. A une quinzaine de km de Wellawaya, arrêt au temple troglodytique peu visité de Rakkhiththakanda Ien Vihara. Un ou deux moines semblent résider sur place, dans des cellules de méditation encastrées, comme le temple lui-même, sous le surplomb de roches massives.

Rapide passage à Nuraliya (ou "Nuwara Eliya", alt. 1900m, surnomée la "petite Anglerre" en raison de son passé de ville de villégiature pour les exploitants de thé anglais), ville adulée par les touristes sri-lankais qui viennent y prendre un peu de fraîcheur (premier pull-over depuis la descendre de l'avion !)

Arrivée à Maussawa Estate, (Alt. 1460m), une ancienne plantation de thé de 60 ha transformée depuis une vingtaine d'années en une exploitation agricole bio et engagée dans la voie de la biodiversité, Guayapi Lanka.

Malgré la nuit, le lieu semble magique, avec ses bâtiments éclairés, rénovés avec pierres et boiseries, son restaurant en plein air mais couvert et ouvert sur le jardin et les plantations, ses chambres joliment aménagées de meubles anciens et de plancher en bois, et une végétation abondante et odorante laissant supposer un petit paradis.



Nous sommes accueillis par un personnel souriant et prévenant. La température s'est nettement adoucie, la nature tropicale reste omniprésente, même la nuit, avec ses bruits, son calme, ses odeurs... Dîner délicieux préparé avec des produits du jardin : légumes, fruits, kitul (caramel de palme)... Produits 100% bio recueillis et fabriqués selon la méthode traditionnelle.



Le restaurant, engagé dans le mouvement Slow Food, ne sert que des plats élaborés à partir de produits locaux.

Mardi 1er Mars


Petit déjeuner à base de fruits, crêpes de riz et oeufs.
Balade digestive dans le jardin, nous découvrons la multitude d'espèces de plantes qui y sont cultivées ou qui y poussent naturellement. Nous marchons jusqu'au temple du village voisin pour une visite. En fin de journée, nous descendons jusqu'à la rivière au creux de la vallée. L'eau y est douce et il est possible de s'y baigner, dans de grandes piscines naturelles.

Mercredi 2 Mars 


Direction Kandy, seconde ville du pays avec ses 110 000 habitants, située à 500m d'altitude, au pied des montagnes du Knuckles Range. Au centre de la ville, aux abords d'un lac, on trouve le temple de la dent (du nom d'une relique majeure du bouddhisme qu'il abrite), attirant de très nombreux pélerins.



Nous partons ensuite en direction d'un petit village des Knuckles, qui servira de camp de base aux activités de randonnée proposées par Rencontres au bout du monde. Les randonnées proposées évoluent au fil des chemins fréquentés par la population, dans la jungle, et nous y croisons des cascades et des sources d'eau potables.



Nous pénétrons ensuite dans les montagnes du Knuckles Range, où nous jouissons d'une vue panoramique superbe depuis la chambre.

Jeudi 3 Mars 


Direction Colombo. Après une balade dans la ville, nous voilà en direction de l'aéroport...



Le Sri Lanka est une destination pleine de charme et pour tous les publics. Nous vous accompagnons pour votre prochain voyage dans ce pays au plus près des populations locales, pour des rencontres vraies et sincères. Pour découvrir tous nos voyages au Sri Lanka, cliquez ici.

lundi 20 mars 2017

Impressions Sri-Lankaises : Épisode 2 : Rencontres, échanges et partage à la sri-lankaise

Suite des aventures de Patrick Wasserman, fondateur de Rencontres au bout du monde, qui a visité le Sri Lanka pour un voyage de "reconnaissance", afin de vous concocter plusieurs voyages équitables et solidaires dans ce merveilleux pays. Patrick nous raconte son périple à travers ce pays étonnant à l'atmosphère singulière...


Vendredi 26 février 

 

Je marche jusqu'à la plage, presque déserte, immense et très belle. L'eau est tiède et agréable... J'en profite pour faire quelques asanas pour me ressourcer. Je rejoins Appa qui tient à me faire visiter le temple situé à proximité. Celui-ci se trouve tout proche, en bordure de mer ; 4 bâtiments dans un joli jardin. Le temple principal est joliment peint, avec une voute représentant les planètes du système solaire. Un homme, adossé à un arbre, est en méditation yogique... 



Nous prenons ensuite un copieux petit-déjeuner, puis partons, avec le 3 wheeler (rickshaw), visiter 3 autres homestays, certains récemment achevés, d'autres plus anciens, tous bien aménagés. Toutes ces chambres se situent dans des maisons habitées par des familles très accueillantes. Nous prenons ensuite la route avec le 3 wheeler pour une quarantaire de kilomètres dans l'intérieur des terres, sur piste. Cette région est dominée par un rocher impressionnant qui se dresse au milieu de la plaine. Nous parvenons, après une heure et demi de piste, à une très grande retenue d'eau, très calme, au milieu d'un paysage de végétation assez dense où l'on peut croiser des éléphants sauvages. Nous reprenons la route direction le petit village isolé de Kudumbimalai où nous sommes accueillis, pour le déjeuner, par Pushpa, une jeune femme mère de 4 enfants, dont le mari n'arrivera qu'après le déjeuner, travaillant comme coolie pour les exploitants des rizières alentours. 



Le déjeuner, composé de nombreux plats, est absolument délicieux, et nous le prenons sur une natte à même le sol. 


Retour par le même chemin. Nous arrivons bien secoués à Batticaloa à la tombée de la nuit. Petit tour dans le centre ville, au bord du lagon. Nous arrivons pour le dîner, chez "Mala", une femme d'une quarantaire d'années très vive et très joyeuse parlant bien l'anglais, qui a eu une vie mouvementée, passant par Hong Kong où elle a vécu 14 ans, faisant des allers-retours sur Sri Lanka pour mettre ses trois enfants au monde, et en adopter deux autres. Elle vit aujourd'hui avec son mari et ses enfants ainsi que la famille de son beau-frère, dans une grande et belle maison. 

Samedi 27 Février


Nous prenons la route vers le Sud et, en chemin, à la sortie de Batticaloa, visitons une dernière maison, chez Aïcha. Nous visitons une fabrique d'artisanat (tissage) puis un show-room de cette entreprise. 



La route prend un peu de hauteur en s'éloignant vers l'Ouest, pour passer en bordure du Gal Oya National Park, au bord du Lac Senanayake Samudra, où vit une faune sauvage impressionnante dont éléphants, léopards et crocodiles... Une promenade en bateau est possible accompagnés par un guide naturaliste employé par le parc, et il est possible également de louer le gîte situé sur la rive du lac. 

Nous arrivons à 18h au Sarvodaya district center de Thanamalwila dans le Sud de l'Île, à une quarantaine de kilomètres de la côte. L'ambiance de la Jungle nocturne y est bien présente... Pas de doute, nous sommes bien dans un "elephant corridor" ! 
Accueil et repas préparé par l'équipe de 4 personnes qui s'occupent des 200 hectares appartenant à Sarvodaya. 



Dimanche 28 Février 


Nous sommes rejoints tôt le matin par l'équipe de Sarvodaya basée à Colombo, venue spécialement en 5 heures de route nocturne pour passer cette journée avec nous. 

Rencontres dans une exploitation Sarvodaya à Samagipura, à quelques kilomètres de Thanamalwila, avec la coordinatrice du district de Wellawaya et plusieurs agriculteurs. Ici, Sarvodaya a construit un grand puits avec l'aide d'une ONG anglaise. Échanges avec les participants sur leur travail, la production agricole locale, les conditions de vie,les moyens de protection des cultures... 
En tout, ce sont 1220 villages qui sont rattachés au district de Sarvodaya de Wellawaya. 

Dans un village proche de Wellawaya, nous sommes reçus par une quinzaine d'habitants et échangeons sur leurs rares expériences d'accueil de touristes, le tourisme en général, et le perspective d'en recevoir chez eux. 

Déjeuner au centre puis échanges avec l'équipe locale de Sarvodaya et celle de Colombo sur le projet d'accueil touristique et plus particulièrement des voyageurs de Rencontres au bout du monde.

En fin d'après-midi, et jusqu'à la tombée de la nuit, visite en tracteur de la partie cultivée de la propriété. Nous faisons face ici à de magnifiques paysages, lacs, oiseaux multicolores, paons, singes... 



A suivre...

mercredi 22 février 2017

Impressions Sri-Lankaises - Épisode 1 : Des ONG partenaires actives et très engagées

Il y a un an jour pour jour, Patrick Wasserman, fondateur de Rencontres au bout du monde, s'énvolait direction le Sri Lanka pour un voyage de "reconnaissance", afin de vivre le pays de l'intérieur. Patrick nous raconte son périple à travers ce pays étonnant à l'atmosphère singulière.




Lundi 22 février 2016


A peine arrivé à Colombo, nous prenons la direction du siège de Sarvodaya situé à Moratuwa, au Sud de la ville.

Sarvodaya est une organisation humaniste sri-lankaise fondée par le Dr. A. T. Ariyaratne, personnalité singalaise reconnue et incontestée de pensée gandhienne. Basée à Colombo avec des centres dans toute l'île, Sarvodaya accompagne depuis une quarantaine d'années les populations des villages avec une méthodologie très précises dans le développement de l'autonomisation. Aujourd'hui, ce sont plus de 13 000 villages qui sont concernés par ce processus. 

Le siège de Sarvodaya à Moratuwa est un ensemble de plusieurs grands bâtiments.

Nous sommes convaincus que Rencontres au bout du monde et Sarvodaya avancent dans des directions communes suite à cette visite.

Nous prenons ensuite la route pour Dambulla, après un arrêt pour un premier déjeuner typiquement sri lankais préparé dans la maison de notre chauffeur Chatura. De nombreux currys très épicés nous sont servis, accompagnés par plusieurs variétés de riz. Un vrai délice !

Nous passons la nuit à Dambulla.

Mardi 23 février 2016

Visite des temples troglodytes bouddhistes de Dambulla, situés sur une collines de 160 m de haut, dominant le paysage des alentours, où les grottes abritent des centaines de peintures et des dizaines de statues dont certaines datent du 1er siècle. avec plusieurs très grands bouddhas couchés. La vue sur la région est très belle et s'étend jusqu'au fameux rocher de Sigiriya à plus de 20 km de là. Pèlerins et touristes sont déjà nombreux. 



Nous reprenons la route vers le Nord en direction d'Anuradhapura où nous arrivons vers 14h.

Accueil au "Anuradhapura district center" de Sarvodaya par la coordinatrice du district, Chanti.


L'ensemble du centre Sarvodaya comporte plusieurs bâtiments dont des dortoirs, et un lieu d'accueil pour des personnes venues de la région Nord (Jaffna) et devant être sous dialyse à l'hôpital de Anuradhapura. Des ambulances font la navette entre le centre et cet hôpital. Des interactions sont possibles avec ces personnes qui se retrouvent là, loin de chez elles, pendant plusieurs jours par semaine.



Anuradhapura est une cité antique qui fut une capitale, s'étendant aujourd'hui autour d'un ensemble archéologique de tout premier ordre. On y trouve des temples-stupas géants, et le "Sri Maha Bodi", arbre sacré planté à partir d'un rameau de l'arbre de Bouddha à Bodgaya (Inde) il y aurait plus de 2000 ans.

Plusieurs types d'activités sont accessibles depuis ce centre : visites des nombreux temples qui parsèment la ville et ses alentours, tour des réservoirs de la ville (certains datent du IVè siècle av. JC)...

A une dizaine de km, visite d'une ferme bio à Saliyapura (Sarvodaya goweepala), rattachée au district center de Anuradhapura, en compagnie de M. Ranaweera (le manager). On y cultive sans aucun fertilisant du riz, de la noix de coco, des bananes, des citrons, des goyaves, de la noix de cajou, du jack fruit, etc. le tout au milieu d'une jungle assez dense.


Visite nocturne du Sri Maha Bodi et du gigantesque dagoba (stupa) de Ruvanvelisaya où, même à cette heure tardive, de nombreux pèlerins et religieux prient, chantent, ou se promènent.


Mercredi 24 février 2016


Nous entamons la journée par la visite d'un joli temple situé aux abords d'un réservoir, puis nous reprenons la route vers le grand port côtier de Trincomalee (env. 3 heures). Accueil et déjeuner avec l'équipe du centre de Sarvodaya situé à cet endroit.

Ce très grand centre a bénéficié il y a quelques années d'importants financements provenant des fonds "tsunami" et "d’après-guerre", mais doit aujourd'hui fonctionner avec des financements ponctuels sur des projets à durée limitée. La capacité d'hébergement du centre est très importante.

La réconciliation entre les différentes communautés (Trincomalee était un des fiefs de la résistance Tamoule, les "Tigres tamouls" du LTTE - Liberation Tigers of Tamil Ellam) est aussi un des objectifs du centre, avec l'organisation d'interactions entre ces communautés, impliquant activement leurs leaders religieux.



Ici, Sarvodaya travaille principalement sur l'insertion professionnelle de la jeune génération, souvent enfants de pêcheurs ou d’agriculteurs, toutes communautés confondues, et des formations de plusieurs mois sont organisées dans des domaines aussi divers que l'hôtellerie, la mécanique, la menuiserie aluminium,…

Visite d'une agence de la "Sarvodaya Development Finance", la banque créée par Sarvodaya présente dans tout le pays, dont le but est le soutien aux plus démunis (prêts solidaires à taux réduits, placements rémunérés). 

Au bout d'une petite presqu'île rocheuse, se trouve l'ancien Fort Frederick (construit par les portugais au 17è siècle), et le beau temple hindou Koneswaram perché en haut du Swami Rock, sur une falaise d'une centaine de mètres plongeant dans l'Océan. Ce site serait réputé pour l'observation des baleines, particulièrement de février à novembre. La presqu'île est peuplée de dizaines de cerfs et de daims tachetés qui y vivent en toute liberté, et descendent parfois même jusqu'au centre-ville.

Jeudi 25 février 2016


Petit déjeuner Sri Lankais dans la salle à manger du centre, puis visite du marché des pêcheurs, au bord d'une plage où stationnent sur un bon kilomètre des centaines de barques colorées sur fond d'océan passant du bleu-vert à l'outremer.


  
Je me rends ensuite sur un autre port, situé de l'autre côté du lagon, sur Cod Bay.

Là, se trouvent de plus gros bateaux, stationnés sur plusieurs rangées. Des marins se reposent de leur dernière sortie sur leur embarcation, festival de couleurs, tandis que d'autres démêlent et préparent les filets pour une prochaine fois.


De retour au Centre Sarvodaya, nous partons en visite dans un village de pêcheurs voisin. Nous y sommes accueillis dans une école maternelle Montessori soutenue par Sarvodaya. Plusieurs mères d'enfants sont là avec lesquelles nous discutons. Leur compréhension du tourisme reste très rudimentaire. Avec elles, nous partons pour une rapide visite du village en bord de plage.

3 heures de route vers le Sud, parfois en bord de mer ou de lagon, parfois à quelques kilomètres dans les terres. Déjeuner rapide dans un restaurant rattaché à un temple hindou, à une quarantaine de km de Batticaloa.


Visite du Centre Sarvodaya de Batticaloa. Environ 200 étudiants de l'Université sont actuellement en résidence dans ces installations impressionantes.




Visite d'un premier homestay à la ferme où le propriétaire élève vaches, poulets, pigeons… 100% bio ! 

Arrivés à Batticaloa à la tombée de la nuit.

De là, nous rejoignons le homestay où nous serons hébergés pour 2 nuits. Cette maison appartient à un monsieur de 69 ans, que tout le monde appelle "Appa". 

Nous y trouvons un confort très appréciable, et un goût simple et efficace, en faisant appel aux artisans locaux. Joli jardin agrémenté de 3 paisibles chèvres. Nous sommes ses premiers visiteurs et Appa semble très ému par cette "inauguration". 

A suivre...

lundi 2 janvier 2017

Interview de Christine Cougoule, nouvelle administratrice de Rencontres au bout du monde

Nouvelle touche féminine et artistique au Conseil d'Administration de Rencontres au bout du monde depuis Mai 2016, Christine Cougoule nous explique comment et pourquoi elle a décidé de s'engager auprès de Rencontres au bout du monde. 

Tout d'abord, un rappel de ce qu'est la fonction d'Administrateur dans une association telle que Rencontres au bout du monde. 

L'Administrateur fait partie de l'instance du Conseil d'Administration au sein de l'association, qui a un rôle de gestion courante (budgets, prises de décision stratégiques...). Chez Rencontres au bout du monde, le rôle d'administrateur est sans doute encore plus important que dans d'autres associations, dans le sens où tous les administrateurs sont des anciens voyageurs, qui ont pour la plupart eu un coup de foudre pour une des destinations visitées avec nous. Ils s'engagent donc, pour la majorité, dans les "groupe pays", groupe de gestion des destinations, au sein desquels ils entretiennent les voyages et encadrent / suivent les projets de développement sur place, financés par les fonds de développement locaux. 

Christine, quelle a été ta première expérience avec Rencontres au bout du monde ? 

J'ai voyagé avec Rencontres au bout du monde en 2013, à Sumatra, en Indonésie. Je garde un excellent souvenir de ce voyage et j'ai eu un véritable coup de coeur pour cette destination. 




Quelles étaient tes motivations à rejoindre Rencontres au bout du monde ?

J'ai souhaité rejoindre Rencontres au bout du monde pour plusieurs raisons. Tout d'abord, les valeurs de rencontre et de partage avec les habitants ; ainsi que la forte expertise sur le continent Asie qui est mon continent coup de coeur. Le fait que les voyages se fassent en petits groupes, loin des sites touristiques m'a également séduite. Nous sommes loin de l'usine des tours-opérateurs classiques... Les valeurs du tourisme équitable et solidaire sont également importantes pour moi, tout particulièrement le fait qu'une partie du prix des voyages soit reversée sur un fond de développement au service des populations locales.
D'autre part, je souhaitais rejoindre une structure associative à but non-lucratif, et c'est le cas de Rencontres au bout du monde. Je voulais une structure de petite taille, qui à mon sens est par définition plus "humaine" qu'une grande structure.


A quel moment as-tu décidé de t'investir personnellement chez Rencontres au bout du monde ? 

J'ai pris contact avec Rencontres au bout du monde en Mai 2014, pour connaître les conditions et les besoins de bénévolat. J'avais en effet un parcours de 30 années en entreprise, et je réfléchissais à une reconversion professionnelle. Dans l'hypothèse où j'allais avoir plus de temps, je souhaitais m'engager dans une association, et Rencontres au bout du monde m'avait séduite par ses valeurs lors de mon voyage en 2013. 

Patrick [Wasserman, directeur de Rencontres au bout du monde], m'a expliqué le fonctionnement de l'association et j'ai été invitée à un Conseil d'Administration fin 2014. J'étais aussi présente à l'Assemblée Générale en 2015. Cependant, mon activité professionnelle ne me permettait pas encore d'être assez disponible pour m'investir dans la vie de l'association. 

J'ai, dans un premier temps, intégré le groupe pays de la destination Sumatra en Septembre / Octobre 2015. Il y avait des besoins sur cette destination, je la connaissais bien, je l'aimais beaucoup et j'avais pris la décision de prendre 3 années sabbatiques à partir de Décembre 2015, ce qui me laissait plus de temps pour Rencontres au bout du monde. Cela faisait juste quelques mois à tenir un rythme plus soutenu avant d'être davantage disponible. 

Entre temps, deux des membres du Conseil d'Administration ont dû partir pour de nouvelles aventures, j'ai donc présenté ma candidature et ai été élue à l'Assemblée Générale de Mai 2016, en même temps qu'Hervé Plisson [nouvel administrateur également]. 

Nous sommes ravis de t'avoir en tant que nouvelle administratrice... :) Maintenant que tu as pris 3 années sabbatiques, sur quels autres projets travailles-tu en ce moment ? 

Je suis sur mon projet de reconversion depuis Décembre 2015. Cela fait déjà un an. Je suis artiste-peintre depuis plusieurs années, j'ai donc pleinement lancé cette activité cette année et ait exposé dans divers lieux.

En parallèle, je suis une formation de Sophrologue, je pourrais exercer en Novembre 2017, si tout se passe bien. 

Pour les voyages je me cantonne actuellement aux petits séjours en Europe, mais j'ai très envie de repartir loin, plus longtemps et de préférence en Asie, qui demeure mon continent préféré. 

Mais je ne peux pas être sur tous les fronts en même temps et ma priorité est de stabiliser ma situation professionnelle, en temps que Peintre et Sophrologue. 

Impressionnant... Tu as une curiosité sans limite ! A quel endroit peut-on retrouver tes oeuvres d'art ? 

Voici mon site : www.christinecougoule.com, vous pouvez y retrouver une partie de mes oeuvres... et pour me contacter, cliquez ici




Merci beaucoup Christine... Nous te souhaitons beaucoup de succès dans tes différents projets :)


lundi 19 décembre 2016

Les Hommes Fleurs à Sumatra

Rencontre à Sumatra avec les Hommes-Feurs

Une poignée de femmes et d'hommes Mentawais ont décidé de vivre dans la forêt comme leurs ancêtres. ils se battent pour leur autonomie et de leur maintien de leurs traditions loin du tumulte de la ville.
Une immersion de quelques jours au plus près de la nature, de l'essentiel.
























Sumatra

Souvenirs d'un voyage organisé par Rencontres au bout du monde en 2013

Découverte de Sumatra, le pays Minang et le point fort du circuit sur Siberut à la rencontre des Hommes Fleurs.







vendredi 16 décembre 2016

Projets de développement au Népal

La rencontre, le partage, l'échange... mais aussi et surtout, la solidarité ! 

Le coeur de métier de Rencontres au bout du monde, c'est de vous faire vivre le voyage de votre vie, tout en ayant une retombée positive. C'est notamment pourquoi chaque voyage permet de financer un fonds de développement dans la destination visitée. 

Grâce à vous, de beaux projets ont vu le jour... Aujourd'hui, focus sur le Népal


L’éducation, vecteur de développement durable 

Rencontres au bout du monde, en tant qu’acteur du tourisme équitable et solidaire depuis 2000, crée des voyages basés sur une relation en direct avec les partenaires locaux, en toute transparence, qui sont rémunérés de manière juste et équitable. Nos voyageurs vivent une expérience en totale immersion avec les habitants, ils y vivent souvent l’aventure d’une vie.

Un des autres aspects du tourisme équitable et solidaire est le financement de projets de développement dans les destinations proposées par Rencontres au bout du monde. Une partie des recettes de chaque voyage vendu est versée à un fonds de développement local permettant de financer ces actions solidaires.

Le but de ces actions est que notre activité ait un impact le plus positif possible sur la destination visitée, dans une logique durable, afin que les futures générations puissent profiter de ces bénéfices à long terme.

Or, quoi de plus prometteur en matière de développement durable que l’éducation ?

                                                                       L’éducation, une priorité

Rencontres au bout du monde travaille avec Sherpa Children Assistance Education (S.C.A.A), ONG locale, qui s’investit dans la rénovation d’écoles et prend en charge la scolarisation des enfants, sherpas ou non, les plus défavorisés.


Au lendemain des tremblements de terre qui ont mis à mal le Népal en Avril et Mai 2015, Rencontres au bout du monde a également décidé de soutenir l’association Samdo Avenir, association franco-népalaise, qui a beaucoup agi en faveur de la reconstruction post-séisme. 

De ces collaborations sont nés divers projets, avec pour but d’améliorer les conditions dans lesquelles les enfants étudient. 

Extension d’une école de Nagiyang

Le village de Nagiyang se trouve dans la vallée de la Kanku, au sud du Solu Khumbu, au Népal. Les voyageurs de Rencontres au bout du monde peuvent y séjourner sur les circuits proposés, au plus près des habitants.

Rencontres au bout du monde a financé un projet d’extension de l’école de ce village, qui s’est agrandie de 3 salles de classes. Ce projet tenait à cœur aux habitants du village, et grâce à cela, la S.C.A.A a permis ainsi à davantage d’enfants d’aller à l’école. 



Tenues d’hiver pour les écoliers de Nagiyang

L’hiver où les températures sont très basses dans cette région, il nous a semblé impératif d’investir dans des tenues d’hiver pour les écoliers de Nagiyang. C’est désormais chose faite, grâce au travail de la S.C.A.A. 


Reconstruction d’une école de Deusa 


Deusa est un village du Solu Khumbu où séjournent également nos voyageurs. Une partie des classes de l'école secondaire a été endommagée suite aux tremblements de terre 2015 et une reconstruction est en cours, à laquelle participe Rencontre au bout du monde. 



Si vous souhaitez avoir plus d’informations sur les projets de développements menés par Rencontres au bout du monde, cliquez ici.

Alors, vous aussi voyagez utile ! 

jeudi 18 février 2016

Randonnée et yoga au Zanskar (Himalaya)

Trekking, marche,  yoga,  médiation  marche  
Du 3 au 28 août  2016 

Cette formule associant le yoga au trekking a été testée
en juillet 2015 sur le voyage équitable et solidaire proposé par
Rencontres au bout du monde au Zanskar :

Cette première expérience nous a permis d’identifier précisément comment pouvait se décliner la pratique du yoga dans un tel séjour. 






L’encadrement 


Accompagnateur en montagne, instructeur en marche nordique et professeur de yoga ,  j’ai  découvert  le Zanskar   en 1989. A la fois intrigué et subjugué par   cette culture,  j’ai  depuis cette rencontre, suivi de nombreux enseignements dans différents centres tibétains et  notamment à Montchardon dans le Vercors où je vis, enseignements que j’aurais à cœur de partager durant nos veillées… 

J’enseigne  aujourd’hui un  yoga que m’ont   transmis deux  authentiques   yogis : Babacar Khane et Shri Tivari.
- Maitre occidental  incontesté, Babacar a réalisé  une méthode synthèse  de plusieurs formes de yoga ( Chinois, égyptien et indien), aisée à mettre en œuvre  dans la nature. 
- Shri Tivari a consacré sa vie à l’étude des effets du yoga sur la santé. Erudit, expert en pratiques respiratoires (pranayama), il enseigne un pur hatha yoga respectueux de la tradition indienne.

Particularités de la méthode Babacar Khane.

Loin de s’opposer, le yoga égyptien et le yoga chinois  peuvent être utilisés pour préparer les asanas du Hatha yoga et permettent d’aller plus loin dans cette pratique.
Le yoga de Babacar Khane  s’appuie sur les connaissances biologiques et physiologiques occidentales du corps humain, prend en compte  la connaissance ancestrale  Chinoise des énergies et  trouve son adaptation une  pratique qui convient tant aux sportifs, qu’aux retraités, et bien sûr  aux marcheurs…

Sensibilisé à la pédagogie, François a extrait de cet enseignement  des séances simples efficaces et adaptées au plus grand nombre


Quelles différences entre ce séjour et un séjour classique ?
Comment se décline la pratique du yoga durant le trekking ? 

Le yoga s’adapte aux conditions de trekking …  Il se décline au quotidien à travers des pratiques posturales ou des temps de méditations glanées lors des visites de temples aux côtés des moines ou des nonnes Zanskaries ou encore devant des paysages grandioses…



Nous consacrons au départ de chaque rando  un petit  temps ( 15 minutes environ) pour nous échauffer,  respirer et préparer notre corps à  la marche.  
A notre arrivée, des étirements et des postures spécifiques  de ressourcement post effort assurent  une bonne récupération quotidienne


Plusieurs ateliers techniques et enseignement thématiques vous seront   proposés durant le trekking :
Initiation  à la marche nordique : cette technique permet d’optimiser la propulsion des bras au plat  et de s’économiser dans les montées de cols. 
Découverte de la marche afghane «  l’intégration de respirations spécifiques durant  la marche »  Cette coordination « du souffle au pas »  augmente de façon significative vos potentialités de marcheur
Enseignements sur 
- la gestion du stress (physiologie et régulation par le yoga)
- Les fondamentaux du yoga 
- Sur le bouddhisme et la spécificité de la culture tibétaine ( le vajrayana)

L’idée durant ce trekking est  ralentir, de prendre son temps et s’imprégner au maximum de cette culture  ou l’amour et la compassion sont les scellements de ces peuples himalayens



La durée de notre séjour vous permettra d’assimiler  quelques protocoles de réveil musculaire et de ressourcement post effort que vous pourrez mettre en œuvre  à votre retour dans votre cocon familial… - Un document informatique de synthèse sera envoyé par mail aux participants le désirant.




"Tangso, vallées et villages du Sud",
un voyage équitable et solidaire au Zanskar
proposé par Rencontres au bout du monde